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Marie-Laure Grouard (1822-1843), dite « Marie-Laure », est une poétesse française originaire de Normandie. Entre 18 et 20 ans, elle entretient une correspondance avec de grands écrivains de son époque et écrit des poèmes dont la variété et la qualité attirent l’attention des éditeurs. Mais la même année que la publication de son premier recueil, elle contracte la tuberculose et meurt, à Familly, en juillet 1843 à l’âge de 21 ans. Le Musée d’Orbec lui consacre une exposition permanente.

Elle laisse un œuvre poétique saisissante, reflétant la passion et la mélancolie d’une jeune fille de province, et de laquelle est extrait ce sonnet :
Vous m’avez dit un jour : « Jeune fille poète,
Ne chantez point votre âme et cachez votre cœur ;
La femme, parmi nous, doit demeurer muette,
Renier ses amours et garder sa douleur. »
Et moi je vous réponds : « Dites à la tempête,
Aux grands vents, aux grands flots d’étouffer leur fureur;
Faites taire au vallon l’écho fort qui répète
Ou le cri de souffrance ou le cri du bonheur ;
Dites au rossignol, sous la grande ramée,
Que son accent fait peine à votre âme alarmée…
Qu’il se taise toujours… Défendez au reclus
D’invoquer l’espérance et la liberté sainte ;
Faites taire tout bruit, tout chant et toute plainte :
Quand tout sera muet, je ne chanterai plus.

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